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Ordination épiscopale de Mgr Jean-Luc Garin

Mgr jean luc garin

 

 

Ce dimanche 14 février, Monseigneur Jean-Luc Garin a été ordonné évêque de Saint-Claude.

 

 

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Pourquoi la messe à la télé ne suffit pas

par Jean Duchesne

L’Eucharistie en « distanciel », c’est comme des amours où le portrait de l’autre dispense de le rencontrer.

On apprend que depuis qu’ils peuvent de nouveau aller à la messe, les catholiques y sont moins nombreux qu’avant. Et on s’en inquiète. La place concrète du catholicisme dans la vie sociale se rétrécit encore. Ceux qui ont perdu l’habitude de se rendre à l’église au moins le dimanche la retrouveront-ils une fois tout le monde vacciné ? Ou bien auront-ils appris à se satisfaire à domicile de substituts audiovisuels d’une qualité esthétique et émotionnelle supérieure à ce qui leur est offert par le clergé local ? Et surtout, cette privatisation de la pratique religieuse ne révèle-t-elle pas une foi qui s’effiloche ?

Formation insuffisante ?

Si en effet une belle célébration eucharistique à la télévision, avec un sermon court et bien ficelé, non seulement suffit mais encore est trouvé plus gratifiant que tout ce qu’on pourrait trouver dans sa paroisse, ce qu’a de vital la communion sacramentelle au Corps du Christ est perdu de vue. Cette priorité accordée au ressenti résulte sans doute en partie de déficiences dans l’éducation et la formation permanente des croyants. Mais la solution est-elle simplement une pédagogie plus intense et mieux ciblée ?

Il n’est certes pas du luxe de rappeler sans relâche que Jésus n’a pas demandé qu’on se souvienne de lui par n’importe quel moyen, mais qu’« en mémoire de lui » soit « fait ceci » — à savoir manger le pain consacré qui est son corps, donné en nourriture de la vie qui n’aura pas de fin. C’est toute la différence entre une commémoration historique, comme celle de l’armistice de 1918 chaque 11 novembre, et un mémorial, c’est-à-dire l’actualisation d’un événement décisif, son renouvellement avec la même réalité et le même impact.

Les avantages de l’audiovisuel

Ce n’est là bien sûr qu’un angle d’approche parmi d’autres, car le sens et la portée de la messe sont inépuisables. Mais les meilleurs arguments théoriques risquent de ne pas peser lourd face à la séduction pratique qu’exercent les versions sans participation physique et immédiate. C’est vraisemblablement aussi sur cette emprise qu’il convient de s’interroger, afin de ne pas faire preuve de moins de liberté critique vis-à-vis de nos contemporains et de nous-mêmes qu’à l’égard des pasteurs et catéchètes chargés de faire comprendre pourquoi il faut aller à la messe sans se contenter d’y assister de loin en restant confortablement chez soi.

Il va de soi qu’il ne saurait être question de dénigrer les retransmissions radiophoniques et télévisuelles. Elles sont précieuses pour toutes les personnes qui, pour une raison ou une autre, ne peuvent se déplacer : malades, handicapés, vieillards, prisonniers, isolés en tout genre. Il est clair de même que, pendant les confinements dus à la pandémie en cours, ces modes de communication permettent de continuer à suivre les liturgies dominicales, en y consacrant du temps et en s’unissant ainsi tant bien que mal à toute l’Église.

Le « présentiel » facultatif ?

Un premier indice préoccupant a été que peu de gens ont profité de ce que les églises restaient ouvertes dans la journée : ils pouvaient s’y rendre individuellement en respectant toutes les précautions sanitaires, prier devant le Saint-Sacrement et même recevoir la communion après avoir reçu si nécessaire le pardon d’un prêtre. Il faut croire que la petite heure hebdomadaire de messe télévisée satisfaisait au moins a minima les appétits spirituels de la plupart des pratiquants réguliers.

Le fond du problème est peut-être que cette solution de remplacement a paru normale.

Mais le fond du problème est peut-être que cette solution de remplacement a paru normale. Avec les réseaux sociaux, les échanges multilatéraux par Skype, Teams, Zoom, WhatsApp, etc., la vie relationnelle est en train de changer. Si les réunions familiales et de travail, les événements culturels (colloques, conférences, concerts, visites d’expos, de musées et de sites touristiques…) et même sportifs (dans des stades vides) deviennent pratique courante en « visio », pourquoi les assemblées ecclésiales resteraient-elles (une fois de plus) à la traîne ?

Le « distanciel » n’est pas la panacée

La réponse à cette question est que la généralisation des célébrations virtuelles ne serait pas un progrès, et au contraire une triste régression. Ce serait, d’une certaine façon, revenir au temps où, par conformisme, on assistait seulement à la messe. Pour faire son devoir, on allait l’entendre, sans s’investir personnellement ni même être obligé d’écouter. Seul s’inverse le motif de la distanciation : autrefois c’était un formalisme assumé, maintenant c’est priorité au « ressenti » grâce au stimulus réclamant le moins d’effort possible.

Or pourquoi faudrait-il que la foi se dissolve dans les techniques de communication ? Elle a toujours su s’en servir, mais sans que ces moyens réduisent sa mission à leur mesure utilitaire. De plus, même dans l’univers profane, ces technologies si séduisantes ne sont pas saluées comme la panacée. On peut certes travailler, entretenir les liens familiaux et amicaux, s’instruire, se distraire et même voter en « distanciel ». On continuera sans doute à recourir à ces facilités après la crise sanitaire, parce qu’elle aura incité à en tirer parti et à améliorer les outils. Mais tous aspirent à retrouver au plus tôt la liberté et l’intensité du « présentiel ».

Concret et mystique

L’Église se trouve significativement, même si un ersatz est disponible, dans une situation un peu analogue à celle des mondes à la fois de la restauration et du spectacle. La vie chrétienne n’est pas désincarnée. Aucun sacrement (car il n’y a pas que l’Eucharistie) ne peut être reçu par YouTube. L’enjeu n’est pas seulement de sauvegarder des dogmes. Il est aussi, et plus humblement, aujourd’hui de résister à ce que l’on pourrait appeler une déréalisation de la vérité. Les médias de toutes sortes finissent par persuader qu’elle n’existe, au moins pour nous, que dans les images animées et sonorisées qu’ils en proposent. Inévitablement, la messe est captée dans ces miroirs bavards. Ils en font un show dont l’intérêt est proportionné aux sensations qu’il procure. Elle est pourtant l’antidote à la dépendance ainsi créée.

Participer physiquement et manger le pain eucharistique ouvre à la plénitude de la vérité.

Participer physiquement et manger le pain eucharistique ouvre à la plénitude de la vérité. Elle s’avère là immédiate et charnelle, dans la convivialité où l’on se réunit pour être nourri et s’en réjouir. Et en même temps, cette expérience, si banale qu’elle devienne, mais parce qu’elle est offerte et engage à s’offrir soi-même pour la partager, introduit dans l’Histoire qui ne s’achèvera qu’à la fin des temps. Le concret reçoit de la sorte une dimension cosmique et mystique. Peu importe, finalement, qu’on décroche pendant l’homélie ou qu’on n’éprouve rien d’exaltant. Il est toujours donné bien plus qu’on ne peut percevoir et l’on ne peut y avoir part qu’en le transmettant sans se l’approprier. Dans le rapport au Christ, c’est un peu comme dans les amours : elles finissent par avorter si l’on s’attarde devant un portrait de l’autre sans être pressé de le rencontrer, ou si la relation ne va pas au-delà d’échanges sur l’Internet.

Source : Aleteia.org

 

17 février : Mercredi des Cendres

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Ce mercredi 17 février, nous sommes entrés en carême. La messe du mercredi des Cendres a été célébrée à la cathédrale à 16 H à cause du couvre-feu fixé à 18 H. L’assemblée était du fait moins nombreuse que d’habitude, mais les fidèles présents étaient en union de prière avec ceux qui n’ont pu s’y rendre, notamment pour des raisons professionnelles. Après la lecture de l’Évangile et l’homélie, chacun a reçu sur la tête un peu de cendres, après avoir entendu ce message : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Marc 1, 15). Si les cendres sont imposées sur le front ou la tête qui est le siège de l’intelligence et de la pensée, c’est aussi le cœur qui est visé. Les paroles que le Père Girod a prononcées invitaient le croyant à se rappeler sa fragilité, à s’interroger sur sa destinée, à se convertir, c’est-à-dire à remettre sa vie en conformité avec l’Évangile.

C’est tout l’enjeu du Carême et le pape François, en la basilique Saint-Pierre, invitait les croyants à revenir vers Dieu, vers le Père, vers Jésus, vers l’Esprit Saint. Le pape a indiqué un chemin en « descente » et d’humilité, à la suite du Christ, signifiée par le rite de l’imposition des cendres : « Le carême est une descente humble au-dedans de nous-mêmes et vers les autres. C’est comprendre que le salut n’est pas une escalade pour la gloire, mais un abaissement par amour. C’est nous faire petits. » Le pape François a souligné que ce mouvement de retour du chrétien vers Dieu pendant le carême a été précédé par le don de Dieu : « Frères et sœurs, notre voyage de retour à Dieu est possible seulement parce que son voyage aller vers nous a eu lieu. Autrement il n’aurait pas été possible. Avant que nous n’allions à lui, lui est descendu vers nous. » Et il concluait son homélie en affirmant : « Maintenant qu’il est venu à notre rencontre, il nous invite à revenir à lui, pour retrouver la joie d’être aimés. »

Photos © Blandine Dubrulle

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2 février : Fête de la Présentation de Jésus au Temple

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Ce mardi 2 février 2021, la messe de 16 h à la cathédrale nous permettait de fêter la Présentation de Jésus au Temple.

Cette fête a lieu 40 jours après Noël et on lui donne aussi le nom de célébration de la lumière. En se conformant à la loi du Seigneur, Marie et Joseph permettaient à Syméon, et par lui au peuple des croyants, de rencontrer Celui qui allait apporter la lumière aux nations. Syméon par ailleurs nous donnait cette si belle prière « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix... car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples... »

Cette fête est aussi la journée de la vie consacrée. Comme on prévoit l'offrande totale que Jésus fera de lui-même jusqu'au don de sa vie sur la Croix pour le salut des hommes, cette célébration retentit au cœur des personnes consacrées qui désirent offrir toute leur vie à Dieu pour marcher à la suite du Christ, dans un don d'amour pour Dieu et pour leurs frères.

De plus cela faisait exactement 18 ans, ce 2 février 2021 que les sœurs hospitalières du Saint-Esprit de Poligny (dont faisait partie sœur Françoise) devenaient par la fusion des deux congrégations, Filles du Saint-Esprit (dont faisait partie sœur Marguerite).

Les personnes présentes, avec leurs cierges allumés avant le début de la messe, se sont rendues en procession à la chapelle saint Maurice pour l’Eucharistie.

Puis à 16 h 45 les enfants du caté allumaient aussi leur cierge, symbole de la lumière qui ne s’éteint jamais, celle qui est notre guide et nous montre le chemin de l’espérance. Des chants, l’écoute du passage d’Evangile de ce jour, un temps de prière complétaient cette dernière séance de caté-célébration avant les vacances de février.

 

Fete de la presentation de jesus au temple

Photo © Bernadette Jean-Prost

 

 

Annee 2021

Action de grâce pour 2020 et célébration de Marie, Mère de Dieu

Le 31 décembre, une trentaine de fidèles se sont retrouvés à la cathédrale pour la messe d’action de grâce alors que s’achevait l’année 2020. Cette messe a été célébrée à 18 H et non à minuit comme de coutume, du fait du couvre-feu. Cet aménagement reflète bien ce qu’a été l’année 2020, une année difficile, marquée par l’épidémie de Covid-19. Cela ne nous empêche pas de rendre grâce à Dieu pour tous les bienfaits dont il nous a comblés tout au long de l’année 2020 qui ne se résume heureusement pas à cette épidémie. Action de grâce pour le souffle de vie que Dieu a maintenu en nous sans aucun mérite de notre part, action de grâce car la messe du 31 décembre s'inscrit dans la semaine qui suit Noël : il y a de quoi se réjouir : un Sauveur nous est né !

Tableau vierge cathedrale

Le lendemain a été célébrée la première messe de l’année, en l’honneur de Marie, Mère de Dieu. Nous commençons 2021 en invoquant sur la nouvelle année la bénédiction divine et en implorant, par l'intercession de Marie, Mère de Dieu, le don de la paix : pour nos familles, pour nos villes, pour le monde entier. Après l’Évangile, le père Girod a évoqué quelques points importants du message du pape François pour le 1er janvier. Il a pour thème « La culture du soin comme parcours de paix ». Une culture du soin pour éliminer celle de l’indifférence, du rejet et de l’affrontement, souvent prédominante aujourd’hui, explique le Souverain pontife. Vous trouverez l’intégralité du message du pape en cliquant ci-dessous.

Message du pape François pour la journée mondiale de la paix